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	<title>Cabinet Arnoult</title>
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	<description>Enquêtes Civiles et Commerciales</description>
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		<title>La concurrence déloyale :</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 14:07:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Concurrence déloyale]]></category>
		<category><![CDATA[Enquêtes commerciales]]></category>

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		<description><![CDATA[Source :  http://www.lawperationnel.com
La concurrence déloyale découle d’agissements fautifs et de manœuvres contraires à la loyauté voulue par les usages ou à des engagements pris en matière de concurrence, commis par un professionnel, une entreprise ou un salarié à l’égard d’un autre professionnel ou d’une entreprise qui en pâtit dans son activité économique.

Cas de concurrence déloyale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Source</span></strong> :  http://www.lawperationnel.com</p>
<p>La concurrence déloyale découle d’agissements fautifs et de manœuvres contraires à la loyauté voulue par les usages ou à des engagements pris en matière de concurrence, commis par un professionnel, une entreprise ou un salarié à l’égard d’un autre professionnel ou d’une entreprise qui en pâtit dans son activité économique.</p>
<p align="center">
<p><strong><em>Cas de concurrence déloyale entre entreprises</em></strong></p>
<p align="center">
<p>Entre entreprise, sont notamment des actes constitutifs de concurrence déloyale les manœuvres visant à détourner la clientèle d’un concurrent, à copier ses méthodes ou à s’approprier frauduleusement sa réputation (<strong>parasitisme</strong>), tout comme les actes qui entraînent la désorganisation du marché par des pratiques abusives ou par l’exercice d’une activité commerciale irrégulière.</p>
<p>Les <strong>marques</strong>,<strong>brevets</strong> et autres droits de propriété intellectuelle, sont protégées par l’action en contrefaçon, mais ils peuvent donner lieu à une action en concurrence déloyale dès lors que les conditions de <strong>l’action en contrefaçon</strong> ne sont pas réunies ou bien lorsque la sanction recherchée vise les agissements fautifs indépendamment des faits constitutifs de contrefaçon.</p>
<p align="center">
<p><strong><em>Cas de concurrence entre professionnels</em></strong></p>
<p align="center">
<p>Entre professionnels, ce sont pour l’essentiel les détournements de clientèle et le dénigrement qui sont une source de contentieux  de concurrence déloyale.</p>
<p align="center">
<p><strong><em>Cas de concurrence déloyale du salarié</em></strong></p>
<p align="center">
<p>La concurrence déloyale du salarié est invoquée principalement pour non respect de clauses de concurrence et à l’occasion de divulgation de <strong>secret de fabrique</strong> ou de méthodes commerciales de l’entreprise qu’il vient de quitter.</p>

	Tags: <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/concurrence-deloyale/" title="Concurrence déloyale" rel="tag">Concurrence déloyale</a>, <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/enquetes-commerciales/" title="Enquêtes commerciales" rel="tag">Enquêtes commerciales</a><br />
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		</item>
		<item>
		<title>Le SMS : Un moyen de preuve légal.</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 14:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Informations pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[constat d'huissier]]></category>

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		<description><![CDATA[En matière civile, on rappellera tout d’abord que les juridictions déclarent par principe irrecevables les moyens de preuve obtenus de manière déloyale.
Par un arrêt du 7 octobre 2004, la 2ème chambre civile de la Cour de cassation avait ainsi énoncé, au double visa des articles 9 NCPC et 6 CESDH, que « l’enregistrement d’une conversation téléphonique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En matière civile</strong>, on rappellera tout d’abord que les juridictions déclarent par principe irrecevables les moyens de preuve obtenus de manière déloyale.</p>
<p>Par un arrêt du 7 octobre 2004, la 2ème chambre civile de la Cour de cassation avait ainsi énoncé, au double visa des articles 9 NCPC et 6 CESDH, que « l’enregistrement d’une conversation téléphonique privée, effectué à l’insu de l’auteur des propos invoqués, est un procédé déloyal rendant irrecevable en justice la preuve ainsi obtenue » (cf. Cass. civ. 2, 7 octobre 2004, GP 31 décembre 2004, p.9 note B. de Belval).</p>
<p>De fait, l’enregistrement d’une conversation téléphonique privée est un procédé à tout le moins déloyal puisqu’il est de nature à constituer également le délit d’atteinte à la vie privée prévu et réprimé par les dispositions de l’article 226-1 du Code pénal.</p>
<p>Par un récent arrêt du 23 mai 2007 publié au Bulletin, la chambre sociale de la Cour de cassation a reconnu la recevabilité des SMS comme moyen de preuve (cf. Cass. soc. 23 mai 2007, pourvoi n° 06-43.209, JCP G n° 30, 25 juillet 2007, II 10140, commentaire L. Weiller).</p>
<p>Dans sa décision, la chambre sociale a estimé que : « si l’enregistrement d’une conversation téléphonique privée, effectué à l’insu de l’auteur des propos invoqués, est un procédé déloyal rendant irrecevable en justice la preuve ainsi obtenue, il n’en est pas de même de l’utilisation par le destinataire des messages écrits téléphoniquement adressés, dits SMS, dont l’auteur ne peut ignorer qu’ils sont enregistrés par l’appareil récepteur ».</p>
<p>En conclusion, il est tout à fait possible de faire constater tous sms par un huissier afin que ces derniers soient utilisables devant les tribunaux.</p>
<p>Il existe également le même principe de recevabilité en <strong>matière pénale</strong>.<br />
(art.427 du code de procédure pénale. cf. par exemple Cass. crim. 31 janvier 2007 ; Bull. n° 27 / cf. Cass. crim. 24 avril 2007 ; pourvoi n° 06-88.051)</p>

	Tags: <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/adultere/" title="adultère" rel="tag">adultère</a>, <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/constat-dhuissier/" title="constat d&#039;huissier" rel="tag">constat d&#039;huissier</a><br />
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		<item>
		<title>La surveillance des salariés par l&#8217;employeur</title>
		<link>http://www.cabinetarnoult.com/la-surveillance-des-salaries-par-lemployeur/</link>
		<comments>http://www.cabinetarnoult.com/la-surveillance-des-salaries-par-lemployeur/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 10:05:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Employeurs / salariés]]></category>
		<category><![CDATA[Concurrence déloyale]]></category>
		<category><![CDATA[constat d'huissier]]></category>
		<category><![CDATA[Filatures]]></category>
		<category><![CDATA[Surveillance de salarié]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié le 30/05/2008 &#8211; Le Point.fr &#8211; Laurence NEUER.

La surveillance d&#8217;un salarié par un détective : une action possible mais sous certaines conditions &#8230;

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2008-05-30/filature-du-salarie-l-employeur-est-pieds-et-poings-lies/1597/0/249254

Faire suivre un salarié que l&#8217;on suspecte de travailler pour un concurrent ou de piquer dans la caisse est une pratique qui se banalise. &#171;&#160;Les commerçants craignent des vols de marchandises ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: xx-small;">Publié le 30/05/2008 &#8211; <strong>Le Point.fr &#8211; Laurence NEUER.<br />
</strong></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">La surveillance d&#8217;un salarié par un détective : une action possible mais sous certaines conditions &#8230;<br />
</span></p>
<p>http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2008-05-30/filature-du-salarie-l-employeur-est-pieds-et-poings-lies/1597/0/249254</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">Faire suivre un salarié que l&#8217;on suspecte de travailler pour un concurrent ou de piquer dans la caisse est une pratique qui se banalise. &laquo;&nbsp;Les commerçants craignent des vols de marchandises ou d&#8217;argent, les PME et PMI soupçonnent des actes de concurrence déloyale et veulent surveiller les arrêts médicaux et absences injustifiées de leurs salariés. On assiste par ailleurs, depuis quelques années, à une recrudescence de détournements et de récupérations d&#8217;informations confidentielles ou sensibles via les moyens de traitement informatique confiés aux salariés&nbsp;&raquo;, témoigne Didier Rauch, directeur d&#8217;enquêtes privées.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Information préalable des salariés surveillés</strong> :</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">Jusqu&#8217;à présent, les employeurs qui spéculaient sur le constat de &laquo;&nbsp;flagrant délit&nbsp;&raquo; de malhonnêteté n&#8217;avaient aucune chance de se débarrasser d&#8217;un salarié pour &laquo;&nbsp;faute grave&nbsp;&raquo;, les juridictions rejetant systématiquement la preuve dressée par l&#8217;huissier venant authentifier le pot aux roses. &laquo;&nbsp;Si l&#8217;employeur a le droit de contrôler et de surveiller l&#8217;activité de son personnel durant le temps de travail, il ne peut, conformément à l&#8217;article L. 432-2-1 du Code du travail, mettre en oeuvre un dispositif de contrôle qui n&#8217;a pas été préalablement porté à la connaissance des salariés. Tel est le principe posé par la chambre sociale de la Cour de cassation&nbsp;&raquo;, rappelle Daniel Lasserre, avocat. L&#8217;article L. 432-2-1 du Code du travail invite l&#8217;employeur à informer et à consulter le comité d&#8217;entreprise avant toute décision de contrôle de l&#8217;activité de ses salariés.</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">Il est donc interdit à l&#8217;employeur d&#8217;utiliser le moindre dispositif de contrôle sans en avoir préalablement informé ses salariés. Pas question de dissimuler une caméra dans la caisse d&#8217;un supermarché pour contrôler les faits et gestes de la caissière, pas question non plus d&#8217;enregistrer des images et paroles de salariés à leur insu, même s&#8217;il s&#8217;agit de contrôler l&#8217;utilisation d&#8217;un distributeur de boissons (C.Cass  15/01/2001).</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">Néanmoins, la jurisprudence n&#8217;a pas sanctionné l&#8217;employeur qui avait installé un dispositif de surveillance dans des entrepôts ou locaux de rangement de son entreprise, parce que les salariés n&#8217;y travaillaient pas. Dans cette affaire jugée en 2001, l&#8217;employeur avait licencié un chauffeur pour faute lourde en raison de sa participation à des détournements de marchandises. Les juges ont retenu la preuve produite par l&#8217;employeur grâce au système de vidéosurveillance installé dans l&#8217;entrepôt, ce système &laquo;&nbsp;n&#8217;enregistrant pas l&#8217;activité des salariés affectés à un poste de travail déterminé&nbsp;&raquo;</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">Quant aux rapports d&#8217;enquête établis par des détectives privés pour démontrer les activités déloyales du salarié, ils sont la plupart du temps rejetés par les tribunaux. La Cour de cassation a jugé qu&#8217;&nbsp;&raquo;une filature organisée par l&#8217;employeur pour contrôler et surveiller l&#8217;activité d&#8217;un salarié constitue un moyen de preuve illicite dès lors qu&#8217;elle implique nécessairement une atteinte à la vie privée&nbsp;&raquo; (décision du 26 novembre 2002). À moins &#8211; nuance de taille &#8211; que cette preuve ne se concrétise par un constat d&#8217;huissier n&#8217;ayant donné lieu à aucune intrusion dans la vie privée du salarié. Deux récentes décisions de la Cour de cassation semblent en effet confirmer cette tendance.</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY"><strong>La preuve par constat d&#8217;huissier : </strong></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">Un employeur soupçonnait un salarié engagé comme moniteur poids lourds de travailler, pendant ses arrêts &laquo;&nbsp;maladie&nbsp;&raquo;, dans l&#8217;entreprise de sa femme qui possédait sa propre entreprise d&#8217;auto-école. Le moniteur, filé par un détective, fut effectivement surpris au volant de l&#8217;auto-école de son épouse. Cette évidence fut immédiatement certifiée par un huissier. Malgré la défense du salarié invoquant notamment la Convention européenne des droits de l&#8217;homme, la Cour de cassation s&#8217;est rangée à la position de l&#8217;employeur en retenant comme &laquo;&nbsp;mode de preuve licite&nbsp;&raquo; le constat de l&#8217;huissier &laquo;&nbsp;qui s&#8217;est borné à effectuer dans des conditions régulières des constatations purement matérielles dans un lieu public&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;La licéité de la preuve est vêtue d&#8217;un constat d&#8217;huissier : un habillage en quelque sorte puisque le rapport d&#8217;enquête et de filature aurait eu des chances d&#8217;être écarté par le juge&nbsp;&raquo;, analyse Daniel Lasserre.</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">Le 18 mars 2008, la Cour de cassation a à nouveau admis que le constat d&#8217;huissier n&#8217;était pas un procédé clandestin de surveillance nécessitant l&#8217;information préalable du salarié. Une vendeuse avait été licenciée pour faute grave après constatation, par un huissier, de deux trous dans la caisse à la suite d&#8217;achats effectués en espèces auprès d&#8217;elle. Les juges ont admis par principe qu&#8217;un constat d&#8217;huissier était une preuve recevable, mais ils ont rejeté cette preuve, car l&#8217;huissier avait eu recours à un &laquo;&nbsp;stratagème&nbsp;&raquo; pour confondre la salariée. Le montage consistait à effectuer, dans les différentes boutiques et par des tiers, des achats en espèces, puis à procéder, après la fermeture du magasin et en l&#8217;absence de la salariée, à un contrôle des caisses et du registre des ventes. L&#8217;action de l&#8217;employeur a donc été rejetée.</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">&laquo;&nbsp;Cette affaire révèle une faute de procédure : l&#8217;huissier aurait dû constater l&#8217;infraction en présence de la caissière, explique Didier Rauch. Et, nous ne travaillons pas sans nous assurer que les salariés ont été informés qu&#8217;ils pourraient être soumis à un contrôle, affirme l&#8217;enquêteur. Par ailleurs, le fait de constater que l&#8217;argent n&#8217;a pas été enregistré ne suffit pas à démontrer un détournement de fonds. Il faut aussi établir que l&#8217;argent a disparu de la caisse. Quant à savoir s&#8217;il y a eu vol, c&#8217;est le problème du juge.&nbsp;&raquo; Pour être valable devant un tribunal, le rapport d&#8217;enquête privée doit être détaillé, circonstancié et précis.</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">Attention ! Le recours au détective peut se retourner contre l&#8217;employeur si des moyens frauduleux sont employés par l&#8217;enquêteur pour accomplir sa mission. &laquo;&nbsp;La Chambre criminelle a reconnu coupable d&#8217;atteinte volontaire à l&#8217;intimité de la vie d&#8217;autrui l&#8217;employeur qui avait enregistré les paroles prononcées par une personne, dans un lieu privé, sans son consentement&nbsp;&raquo;, rappelle Daniel Lasserre.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>La voie pénale : </strong></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p align="JUSTIFY">S&#8217;ils n&#8217;obtiennent pas gain de cause du côté de la juridiction prud&#8217;homale, les employeurs ne sont pas démunis pour autant. &laquo;&nbsp;Lorsque la faute du salarié constitue une infraction pénale (contrefaçon, concurrence déloyale&#8230;), l&#8217;employeur qui en est la victime directe peut porter plainte avec constitution de partie civile et produire à l&#8217;appui de sa demande toutes sortes de preuve, y compris celle qu&#8217;il a pu obtenir de façon &laquo;&nbsp;déloyale&nbsp;&raquo;, souligne l&#8217;avocat</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">

	Tags: <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/concurrence-deloyale/" title="Concurrence déloyale" rel="tag">Concurrence déloyale</a>, <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/constat-dhuissier/" title="constat d&#039;huissier" rel="tag">constat d&#039;huissier</a>, <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/filatures/" title="Filatures" rel="tag">Filatures</a>, <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/surveillance-de-salarie/" title="Surveillance de salarié" rel="tag">Surveillance de salarié</a><br />
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		<item>
		<title>Le divorce</title>
		<link>http://www.cabinetarnoult.com/696/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 16:35:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Informations pratiques]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Divorce]]></category>
		<category><![CDATA[prestation compensatoire]]></category>

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		<description><![CDATA[La procédure de divorce &#8211; Article rédigé par Adeline FRAIPONT

Préambule : 

Avant toute chose, il est essentiel de rappeler que, si vous l’estimez nécessaire, vous avez le droit de quitter le domicile conjugal et d’emmener vos enfants. Que vous soyez mariée ou non. C’est ensuite que des procédures en justice adaptées à votre situation vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: small;">La procédure de divorce &#8211; Article rédigé par Adeline FRAIPONT</span></span></p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: ComicSansMS-Bold,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><strong>Préambule : </strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Avant toute chose, il est essentiel de rappeler que, si vous l’estimez nécessaire, vous avez le droit de quitter le domicile conjugal et d’emmener vos enfants. Que vous soyez mariée ou non. C’est ensuite que des procédures en justice adaptées à votre situation vous permettront de faire valoir vos droits concernant les enfants, le logement et les biens. Ces procédures tiendront compte des violences dont vous, et éventuellement vos enfants, avez été victimes. Les différentes formes de violence conjugale sont qualifiées dans le code civil de “ manquements graves aux devoirs conjugaux ”, d’ “ entente fortement compromise ” (article 223 du code civil), d’ “ excès et sévices ” et d’ “ injures graves ” (article 231 du code civil). Si l’un des époux manque gravement à ses devoirs conjugaux (obligation de cohabiter, obligation de fidélité, obligation de participer aux charges du ménage) ou s’il y a excès, sévices ou injures graves de l’un d’eux envers l’autre, <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>des sanctions sont prévues :</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.04cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- la suspension de l’obligation d’entretien de la part du conjoint innocent ;</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.04cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- la condamnation à une rente alimentaire ;</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.04cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- le divorce pour cause déterminée (voir ci-dessous) ;</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.04cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- la séparation de corps et de biens ;</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.04cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- des dommages et intérêts éventuels.</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.04cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Mais les faits de violences avérés (prouvés) démontrent aussi que l’entente entre les époux est fortement compromise et peuvent donner lieu à une procédure en <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>justice de paix </strong></span>où des <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>mesures urgentes et provisoires </strong></span>seront prises. Ces mesures jouent un rôle capital comme nous le verrons plus loin. Elles sont dites provisoires car elles concernent une période de transition avant une éventuelle réconciliation ou, si la rupture s’avère irrémédiable, une procédure en divorce ou en séparation.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: ComicSansMS-Bold,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>La séparation</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>1 / La séparation de fait</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Tandis que le divorce met fin aux liens du mariage, </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>la séparation de fait concerne aussi bien les époux que les cohabitants légaux</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. La démarche peut être lancée par un des deux conjoints mais ceux-ci peuvent aussi décider, de commun accord, de la séparation. La séparation de fait est </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>une situation qui n’est pas reconnue par la loi</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Ce qui signifie que, pendant la période de séparation, les époux restent mariés. Avec toutes les conséquences que cela peut entraîner, notamment au niveau de leurs droits et obligations respectives et au niveau de leurs biens. Ainsi, les devoirs de secours et de fidélité entre époux subsistent</span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">. La</span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;"> </span></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-style: normal;">protection</span></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em> </em></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">du logement</span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;"> familial demeure elle aussi (c’est-à-dire que la loi interdit à un des époux de vendre la résidence principale de la famille sans l&#8217;accord de l&#8217;autre). De même, si les époux sont mariés sous le régime de la communauté, toutes leurs acquisitions ou les dettes qu’ils auront contractées seront communes (sauf dans le cas des exceptions prévues par la loi). Pour cette raison, beaucoup de couples tenteront </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>d’organiser leur séparation</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">, soit :</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>a) En demandant au juge de paix de prendre les mesures urgentes et provisoires</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">A la demande d’un des deux époux, le juge de paix peut prendre toutes les mesures urgentes et provisoires relatives à la personne et aux biens des époux et des enfants.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;">·</span><span style="font-size: small;"><em><strong>Quand peut-on saisir le juge de paix ?</strong></em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">La loi (article 223 du Code Civil) prévoit expressément que le juge de paix peut être saisi dès que :</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-left: 1.12cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- un des époux manque gravement à ses devoirs</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.12cm; margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- l’entente entre les époux est sérieusement perturbée.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;">·</span><span style="font-size: small;"><em><strong>Comment saisir le juge de paix ?</strong></em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Pour que le juge de paix puisse intervenir, il faut introduire une requête (une demande) qui doit contenir certaines mentions, et doit être signée par celui qui introduit la procédure ou par son avocat. Même si elle n’est pas indispensable, <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>l’intervention de l’avocat est fortement recommandée </strong></span>pour introduire la procédure. Le juge de paix compétent est celui de la dernière résidence conjugale des époux. <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>Si vous décidez d’introduire seule la procédure </strong></span>(possibilité de faire intervenir un avocat après le dépôt de la requête), vous devez vous présenter au greffe de la justice de paix de votre domicile, avec un certificat de domicile de votre conjoint et la somme de 35 euros. Sachez qu’en cas de faibles ressources financières, il vous est possible de bénéficier de la gratuité des procédures en demandant préalablement au juge de paix, le bénéfice de l’assistance judiciaire. De même, si vos revenus ne dépassent pas un certain seuil, vous pouvez obtenir l’aide juridique totalement ou partiellement gratuite par <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>la désignation d’un avocat</strong></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;">.</span> <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>Le Bureau d&#8217;Aide Juridique</strong></span>, sur base de la composition du ménage et de vos revenus propres, examinera votre demande et vous octroiera, ou non, le bénéfice de l&#8217;aide juridique gratuite.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;">·</span><span style="font-size: small;"><em><strong>Comment se déroule la procédure ?</strong></em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Suite à l&#8217;introduction de la requête, le juge de paix convoque les deux époux. Chacun reçoit donc une convocation (accompagnée de la copie de la requête) à se présenter à la justice de paix du domicile, tel jour, à telle heure afin d&#8217;être entendu par <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>le juge qui les écoute en « chambre du conseil » </strong></span>(c&#8217;est-à-dire en privé, dans un local inaccessible au public). Il peut ainsi se rendre compte personnellement de l’importance de la mésentente. Par ailleurs, étant appelé à prendre des mesures pour les enfants du couple, le Juge peut solliciter leur audition.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-size: small;">·</span><span style="font-size: small;"><em><strong>Quelles sont les mesures que peut prendre le juge de paix ?</strong></em></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Le juge de paix prendra les mesures </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>urgentes </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">qu’il estime nécessaires. </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>La mission du juge</strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>de paix n’est pas d’organiser une séparation de fait définitive</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Pour cette raison, il ne peut prendre que des mesures </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>provisoires </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">qui ne seront valables que pour la durée qu’il détermine. Après cette période, les époux pourront prendre la décision d’introduire une procédure plus radicale, comme par exemple une procédure en divorce. Son rôle n’est pas non plus de sanctionner ou condamner le comportement des époux. Néanmoins, ses décisions lui appartiennent et doivent être respectées même en cas de désaccord.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;"><em>Le juge de paix peut notamment</em> :</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">autoriser les époux à résider séparément, en interdisant à chacun d’eux de se rendre dans la résidence du conjoint sans son accord. Il peut ainsi </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>suspendre le devoir de cohabitation</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Cette mesure vous permet de faire appel à la police au cas où votre mari voudrait pénétrer chez vous et vous procure une plus grande sécurité. La loi du 06 janvier 2003 permet d&#8217;attribuer le logement familial au conjoint ou au cohabitant légal victime d’actes de violence de son partenaire. Cela signifie qu&#8217;à partir du moment où vous en faites la demande et êtes en mesure de présenter au Juge de paix différentes preuves des violences subies (certificats médicaux, plaintes, attestations et témoignages,&#8230;), il est censé vous permettre de garder la résidence commune. Cependant pour diverses raisons, cette loi est, à l&#8217;heure actuelle, peu appliquée.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Confier momentanément un des enfants à l’un des parents. Vous pourrez ainsi avoir </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>le droit</strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>d’hébergement principal </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">sur la personne de vos enfants.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Fixer les périodes auxquelles l’autre parent pourra les accueillir ainsi que les conditions dans</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">lesquelles ces visites auront lieu. Il s&#8217;agit du </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>droit d&#8217;hébergement secondaire</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Ordonner </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>le paiement d’une aide alimentaire </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">par un des époux à l’autre. Les CPAS</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">recevant les demandes d&#8217;aide financière (Revenu d&#8217;Intégration Sociale) exigent que pareille</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">mesure soit requise.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Condamner au paiement d’une </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>pension alimentaire </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">pour les enfants.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Autoriser une </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>délégation de salaires </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">pour le paiement des pensions alimentaires. Si vous ne recevez pas les sommes dues par votre mari, cette mesure permettra de prélever l’argent directement à la source de ses revenus. C&#8217;est la délégation de sommes.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Interdire à l’un des époux de vendre ou d’hypothéquer un de ses biens (même personnel).</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Ordonner l’établissement d’un inventaire pour connaître la composition des différents patrimoines.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>b) En établissant des conventions organisant cette séparation :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Les époux séparés de fait établissent souvent </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>à l’amiable </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">une convention destinée à organiser leur séparation. Notons toutefois que les tribunaux ont toujours considéré les conventions organisant une séparation de fait comme </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>nulles</em></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Autrement dit, </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>un tribunal ne peut pas forcer celui qui s’y est engagé à les exécuter</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Ainsi, sont </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em>nulles</em></span></span><span style="font-size: small;"><em> </em></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">toutes les conventions qui tendent par exemple à :</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 0.89cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- partager des biens des époux mariés sous le régime de la communauté ;</span></span></p>
<p style="margin-left: 0.89cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- supprimer le devoir de fidélité ;</span></span></p>
<p style="margin-left: 0.89cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- décharger l’un des deux de sa participation dans les dettes communes.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Cependant, chaque règle a des exceptions. </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>La loi reconnaît quand même la validité de quelques conventions </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">réglant une séparation de fait, comme :</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 0.89cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- les conventions fixant le sort des pensions alimentaires ;</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.16cm; text-indent: -0.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- les conventions visant le sort des enfants : ces mesures seront toutefois toujours provisoires et pourront être modifiées, selon les circonstances, soit par les époux, soit par le juge.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>2/ La séparation de corps :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Pour des raisons personnelles, philosophiques ou religieuses, les époux peuvent refuser l’idée du divorce. Ils peuvent se contenter d’introduire une demande de séparation de corps qui est <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>un moyen terme entre la séparation de fait et le divorce</strong></span>. <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>Les époux restent mariés</strong></span>, mais un certain nombre de droits et d’obligations issus du mariage sont supprimés (dont, en premier lieu, le devoir de co-habitation). Il est possible d’obtenir la séparation de corps en suivant une des deux procédures suivantes :</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- la séparation de corps </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>pour cause déterminée </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">: la procédure est la même que celle du divorce pour cause déterminée (voir ci-dessous).</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">-la séparation de corps </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>par consentement mutuel </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">: la procédure est également la même que celle du divorce par consentement mutuel (idem). La séparation de corps entraîne automatiquement la séparation de biens. Si les époux sont mariés sous le régime de la communauté des biens, il faudra donc partager le patrimoine commun. La procédure en séparation de corps, qui a connu un grand essor dans les pays où la tradition religieuse interdisait le divorce, </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>tombe actuellement en désuétude</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Elle est en effet très peu introduite puisque les mesures ordonnées pas le juge de paix, dans le cadre de la séparation de fait, sont largement satisfaisantes. Comprise par certains époux comme une mesure transitoire, la séparation de corps peut, après un délai de trois ans, être convertie en divorce. Une simple procédure devant le tribunal permet  d’obtenir cette conversion.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: ComicSansMS-Bold,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le divorce</strong></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>Le divorce ne concerne que les personnes unies par le lien du mariage</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. En Belgique, il est soumis au contrôle des tribunaux. Il ne peut dès lors être obtenu qu’après avoir suivi des règles de procédure particulières. Le divorce est l’issue la plus radicale : le lien du mariage n’existera plus, et les époux n’auront plus aucun droit ni obligation réciproques. Ils deviendront aux yeux de la loi totalement étrangers l’un à l’autre. Pour y arriver la loi propose </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>trois types de divorce</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>1/ Le divorce pour cause déterminée :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">La procédure de divorce pour cause déterminée est </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>basée sur la faute de l’un des conjoints</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Dans cette procédure, l’époux qui veut demander le divorce intente une procédure afin de faire déclarer son conjoint coupable et ainsi obtenir le divorce « à ses torts ». L’époux « innocent » l’introduit à charge de son conjoint, l’époux « coupable », qui peut être sanctionné.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>a ) Quelles sont ces </strong></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em><strong>causes déterminées</strong></em></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldItalicMT,cursive;"><span style="font-size: small;"><em><strong> </strong></em></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>?</strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Les raisons reconnues par la loi, et pour lesquelles un des époux peut demander le divorce sont les suivantes :</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em><strong>L’adultère d’un des conjoints :</strong></em></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">La définition de l’adultère est simple : il y a adultère lorsqu’un des conjoints n’a plus respecté le devoir de fidélité conjugale. Une question délicate est la preuve de l’adultère : comment prouver qu’il y a eu effectivement des relations adultérines entre le mari et une autre femme ? Il faudra faire procéder à un constat par huissier, s’il n’y a pas eu d’autre moyen de preuve. Parfois, les époux essayent de fournir la preuve de l’adultère par voie de témoignages. Dans ce cas, le tribunal fera entendre les témoins dans le cadre d’une procédure d’enquêtes.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em><strong>Les excès et sévices :</strong></em></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Ici, la loi vise principalement les actes de violence matériels et corporels. Si le mari a été violent à l’égard de son épouse, la victime peut introduire une procédure en divorce. Il n’y a pas que les coups et blessures qui entrent dans cette catégorie : tout mauvais traitement physique peut être reproché au conjoint : par exemple, la séquestration à domicile, la privation de tout ce qui est nécessaire pour vivre…</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;"><em><strong>Les injures graves :</strong></em></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">L’injure grave est la blessure morale ressentie par un époux : s’il estime qu’elle est suffisamment grave et qu’elle est de nature à empêcher la poursuite du mariage, l’époux qui en est victime peut demander le divorce sur cette base.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Ainsi, les tribunaux ont reconnu comme injures graves, pas exemple :</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- l’homosexualité volontairement cachée d’un des conjoints</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- les rapports sexuels anormaux</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- le refus injustifié de réintégrer la résidence conjugale</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- l’ivrognerie ou la toxicomanie persistantes</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- avoir caché à son conjoint l’existence d’enfants issus d’une union précédente</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- en général, toutes les violations des devoirs des époux, dont le caractère grave met l’union</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.35cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">des époux en péril.</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Le tribunal devra vérifier si le fait reproché au conjoint est réellement prouvé, et s’il constitue une injure suffisamment grave : si ces deux éléments sont réunis, il peut prononcer le divorce à charge de l’époux coupable.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>b) Conséquences du divorce :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Pour rappel, </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>avant </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">l&#8217;introduction d&#8217;une procédure en divorce, les époux peuvent s&#8217;adresser au juge de paix pour lui demander de prendre les </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>mesures urgentes et provisoires</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Quand leur</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">entente est sérieusement perturbée, ou lorsque l&#8217;un des deux manque gravement à ses devoirs. <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>Lorsqu’une procédure en divorce a été introduite, ce n’est plus le juge de paix qui doit être saisi, mais bien le Président du tribunal de première instance</strong></span>. Celui-ci statue <span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>en référé </em></span>et peut prendre des mesures relatives à la personne et aux biens des époux et de leurs enfants identiques à celles que peut ordonner le juge de paix en matière de séparation de fait.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>Le divorce fait cesser le mariage. </strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Dès lors, il entraînera :</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>des conséquences sur la personne des époux </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">, qui, légalement deviennent des étrangers l’un par rapport à l’autre :</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 0.55cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- les droits et obligations du mariage cessent : il n’y a plus de devoir de fidélité, d’assistance et de secours ;</span></span></p>
<p style="margin-left: 0.55cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- chaque époux a le droit de se remarier avec la personne de son choix dès la transcription du divorce.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>des conséquences sur les biens des époux </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">:</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- celui contre qui le divorce est prononcé perd les </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>avantages de survie </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">que son conjoint lui a consentis, par contrat de mariage, donation entre époux faite pendant le mariage, ou testament consenti en faveur du conjoint. Par contre, l’époux « innocent » en conservera le bénéfice et pourra donc le faire valoir au moment du décès de son ex-conjoint.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- l’époux « innocent » peut prétendre à une </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>pension alimentaire</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Le tribunal peut accorder une pension alimentaire à l’époux qui a obtenu le divorce. Si le divorce a été prononcé aux torts réciproques des deux époux, aucun des deux ne pourra l’obtenir. Pourquoi une pension alimentaire? Une procédure en divorce entraîne souvent une détérioration de la situation financière des époux. L&#8217;époux qui n&#8217;a commis aucune faute, et qui s&#8217;est trouvé obligé d&#8217;introduire une demande en divorce, voit sa vie bouleversée à la suite d&#8217;événements dont il n&#8217;est pas responsable. Le montant de la pension alimentaire éventuelle pourra être fixé de commun accord mais cette situation est assez rare. </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>Le tribunal fixera alors le montant de la pension alimentaire en tenant compte de plusieurs éléments </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">:</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<ul>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">le 	standing de vie de l’époux « innocent » : l’époux qui a 	obtenu le divorce peut demander une pension qui lui permettra de 	maintenir le train de vie dont il bénéficiait auparavant</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">les 	moyens d’existence de l’époux « innocent » : si ce dernier a 	des revenus professionnels suffisants, ou la possibilité d’exercer 	une profession, le tribunal devra en tenir compte.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
</li>
<li>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">les 	revenus et les biens de l’époux « coupable » : le tribunal 	tiendra compte de toutes les ressources de celui qui doit payer la 	pension, et il sera attentif à toutes les manœuvres de 	dissimulation de revenus, ou d’organisation d’insolvabilité 	qu’ilrencontre fréquemment.</span></span></p>
</li>
</ul>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>le partage des biens :</strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Après un divorce pour cause déterminée ou un divorce pour cause de séparation de fait depuis plus de deux ans (voir ci-dessous), les époux doivent <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>partager les biens </strong></span>qui leur appartiennent à tous les deux.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">En cas d’accord, les époux pourront partager leurs biens comme ils le désirent. Il leur suffira d’établir une convention de partage. Par contre, s’ils ne peuvent plus s’entendre, ils pourront demander au tribunal d’ordonner <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>un partage judiciaire de leurs biens</strong></span>. Cette procédure de partage judiciaire, peu aisée, s&#8217;introduit avec l&#8217;assistance d&#8217;un avocat et le tribunal prononcera un jugement ordonnant le partage et nommant un notaire pour procéder aux différentes opérations, et éventuellement de mise en vente des biens. <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>Mieux vaut éviter</strong></span><strong> </strong><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>cette procédure </strong></span>quand c’est possible car elle s&#8217;avère beaucoup plus longue et plus coûteuse qu&#8217;une procédure de partage amiable : on sait quand la procédure est lancée mais on ne sait jamais quand elle sera terminée ni quels sont les frais qu&#8217;elle va engendrer.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>2/ Le divorce pour séparation de fait de plus de deux ans :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Comme nous l&#8217;avons expliqué ci &#8211; avant, dans la procédure pour séparation de fait, le juge de paix ne détermine pas qui est responsable de la séparation. De même, dans la procédure en divorce pour séparation de deux ans, <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>le tribunal constate </strong></span>seulement que les époux sont séparés depuis deux ans au moins et prononce le divorce.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Une séparation de fait doit rester momentanée. Si elle dure plus de deux ans, la mésentente peut être considérée comme définitive, et le divorce doit être considéré comme le meilleur remède.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Pour demander le divorce dans ce cas de figure, il faut :</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 0.68cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: ArialMT,sans-serif;"><span style="font-size: small;">- </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">une </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>véritable séparation de deux ans</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">, au minimum,</span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 0.68cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: ArialMT,sans-serif;"><span style="font-size: small;">- </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">qu’il n’y ait pas eu de réconciliation pendant cette période</span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 0.68cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: ArialMT,sans-serif;"><span style="font-size: small;">- </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">que le divorce n’aggrave pas la situation des enfants mineurs du couple.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-left: 0.68cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Le divorce n’est </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>pas automatique </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">après deux ans de séparation : il faut introduire une </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>procédure </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">devant le Tribunal de Première Instance qui a le mérite d’être </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>extrêmement rapide, et, généralement peu coûteuse</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Pour introduire cette procédure, il vaut mieux demander directement l&#8217;intervention d&#8217;un avocat.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Elle présente cependant </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>de gros inconvénients</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Par exemple, l’époux qui a introduit la procédure sera reconnu comme responsable de la séparation : son conjoint pourra lui demander une pension alimentaire. Bien entendu, le tribunal peut renverser cette présomption de faute et décider que la séparation est due aux manquements de l’autre époux.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>3/ Le divorce par consentement mutuel :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>a) Un contrat :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="LEFT">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Le divorce par consentement mutuel est un </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>contrat passé entre les époux </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">: ils se mettent</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">d’accord pour régler ensemble tous les problèmes existants, en rédigeant une convention, contrôlée ensuite par le tribunal de première instance devant lequel les époux devront comparaître deux fois, et qui prononcera le divorce.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Le divorce par consentement mutuel est certainement </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>la forme de divorce la moins pénible.</strong></span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>Mais il est évident qu’elle n’est pas toujours possible </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">puisqu’il faut pouvoir se mettre d&#8217;accord sur tout. Dans la pratique, en matière de violence conjugale, on constate qu&#8217;il est souvent impossible de s&#8217;accorder avec un conjoint qui domine ou a dominé sa partenaire et avec qui il n&#8217;y a donc pas de rapport égalitaire.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Dans le cadre d&#8217;une procédure de divorce par consentement mutuel, il n&#8217;est jamais nécessaire de justifier sa conduite, de déballer des griefs contre l&#8217;autre époux. Il suffit de se mettre d&#8217;accord sur les conséquences du divorce, c&#8217;est-à-dire sur la situation telle qu&#8217;elle se présentera une fois la procédure de divorce terminée. <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>La loi exige donc que les époux trouvent un</strong></span><strong> </strong><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>accord </strong></span>: ils doivent avoir la volonté de divorcer, procéder au partage de tout ce qu&#8217;ils peuvent posséder (meubles, voiture, argent, bons de caisse, maison,&#8230;) et se mettre d&#8217;accord sur toutes les questions relatives à leur séparation immédiate (les enfants bien entendu, mais aussi le sort du domicile conjugal, les contributions financières) Le divorce par consentement mutuel n’est possible que si les deux époux sont âgés de <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>20 ans au moins </strong></span>et que le mariage a duré <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>2 ans </strong></span>(au moment du dépôt de la requête en divorce). <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>Si les époux sont de nationalités différentes</strong></span>, il faut qu&#8217;un des époux soit belge ou que la loi nationale de chacun des époux autorise le divorce par consentement mutuel. Si le patrimoine conjugal comprend un bien immeuble (maison, appartement,..), <span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><strong>la consultation d’un notaire est obligatoire. Celui-ci écoutera les parties </strong></span>et les conseillera en vue de la recherche d’un accord. Par sa fonction, le notaire n’est donc pas le défenseur de l’une des parties contre l’autre, mais un négociateur.</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>b ) La convention préalable :</strong></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Au départ les parties doivent se mettre d&#8217;accord en </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>rédigeant l&#8217;acte essentiel de la procédure</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">, acte généralement appelé &laquo;&nbsp;convention préalable à divorce par consentement mutuel&nbsp;&raquo;.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Cette convention comprend deux parties :</span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>le partage des biens </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">tout d’abord, appelé « règlement transactionnel » parce qu’il n’est pas nécessairement un partage égal, doit régler le sort de tous les biens ; ce partage peut être </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>précédé d’un inventaire </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">des biens des époux.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: Symbol;"><span style="font-size: small;">· </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>la convention de divorce </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">proprement dite, qui comprend essentiellement :</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- le choix d’une résidence par chacun des époux</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.4cm; text-indent: -0.32cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- les décisions concernant les enfants (autorité sur la personne des enfants, administration de leur personne et de leurs biens, droit aux relations personnelles et contribution alimentaire de chacun des parents aux frais des enfants)</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- la fixation de la pension alimentaire éventuelle entre époux</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- la prise en charge des frais de procédure</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- le choix du tribunal compétent</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.38cm; text-indent: -0.32cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">- le règlement des droits successoraux, pour le futur, ou pour le cas de décès d’un époux en cours de procédure.</span></span></p>
<p style="margin-left: 1.38cm; text-indent: -0.32cm; margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><span style="font-family: TimesNewRomanPS-ItalicMT,cursive;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">Les conventions de divorce par consentement mutuel et le règlement transactionnel </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>doivent être déposés au tribunal de première instance en même temps que la requête officielle </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">(demande de divorce). Cette mission est dévolue au notaire quand le couple possède un bien immobilier mais l’un des époux peut également s’en charger. Les époux devront ensuite </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>comparaître devant le Président du tribunal à deux reprises</strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">. Enfin, </span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPS-BoldMT;"><span style="font-size: small;"><strong>le tribunal prononcera un jugement </strong></span></span><span style="font-family: TimesNewRomanPSMT,serif;"><span style="font-size: small;">qui sera transcrit dans les registres de l&#8217;Etat Civil de la commune où les époux se sont mariés. En pratique, la procédure dure entre six et huit mois.</span></span></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">

	Tags: <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/adultere/" title="adultère" rel="tag">adultère</a>, <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/divorce/" title="Divorce" rel="tag">Divorce</a>, <a href="http://www.cabinetarnoult.com/Investigation/prestation-compensatoire/" title="prestation compensatoire" rel="tag">prestation compensatoire</a><br />
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		<title>Comment bien choisir un enquêteur privé ?</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 10:57:18 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Métiers de l'enquête]]></category>
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		<description><![CDATA[Comment bien choisir un enquêteur ? (pdf)

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		<title>La preuve par le disque dur &#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 15:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Enquêtes informatiques]]></category>
		<category><![CDATA[Hacking]]></category>
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		<description><![CDATA[Article paru dans Le Point: Justice &#8211; Méfiez-vous de votre disque dur
Publié le 18/12/2008 &#8211; Modifié le 26/12/2008 N°1892 Le Point
Justice &#8211; Méfiez-vous de votre disque dur
Désormais, dans une procédure de divorce ou une enquête sur un salarié, l’ordinateur est clairement sollicité. En toute légalité.
Laurence Neuer
La preuve électronique est la nouvelle arme des procès. Certains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cabinetarnoult.com/wp-content/uploads/2009/12/Justice_Mefiez-vous-de-votre-disque-dur.pdf">Article paru dans Le Point: Justice &#8211; Méfiez-vous de votre disque dur</a></p>
<p><span style="font-size: xx-small;">Publié le 18/12/2008 &#8211; Modifié le 26/12/2008 N°1892 <strong>Le Point</strong></span></p>
<p><span style="font-size: medium;">Justice &#8211; Méfiez-vous de votre disque dur</span></p>
<p style="text-align: justify;">Désormais, dans une procédure de divorce ou une enquête sur un salarié, l’ordinateur est clairement sollicité. En toute légalité.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #ff0000;"><strong>Laurence Neuer</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">La preuve électronique est la nouvelle arme des procès. Certains patrons s&#8217;offrent les services d&#8217;investigateurs numériques pour acter les pratiques déloyales de salariés © AFP/THOMAS COEX</p>
<p style="text-align: justify;">Penché sur l’ordinateur de Virginie et de René M., au domicile familial, l’expert informatique copie, une à une, les données du disque dur. Sous l’oeil attentif de l’huissier, qui consigne, dans un procès-verbal, ses manipulations. <em>« Nous recherchons quels sites ont été consultés et à quelle fréquence, </em>explique l’expert. <em>Nous copions aussi le fichier &laquo;&nbsp;images&nbsp;&raquo; pour retrouver d’éventuelles photos compromettantes. » </em>C’est Me Béatrice Uzan, l’avocate de Virginie, qui a confié cette mission au cyberlimier dans le cadre du divorce de sa cliente. Celle-ci lui avait confié : <em>« Mon mari est violent avec les enfants et il a des pratiques sexuelles étranges »&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">La preuve électronique, véhiculée par mails ou par textos, est devenue un allié précieux des couples qui divorcent. René a clandestinement imprimé quelques pages du journal intime de Virginie, qui avouait : <em>« Je suis à bout, je n’ai plus la force de m’occuper des enfants&#8230; » </em>Il espérait lui ôter la garde de leurs deux enfants de 4 et 6 ans grâce à ces « preuves ». Mais <em>« ces éléments ne valent rien, faute d’avoir été authentifiés par huissier », </em>souligne Me Uzan. Ce que le juge confirmera plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Virginie va réunir des éléments à charge sur son mari. Côté pile, ce cadre de la fonction publique vit avec sa femme et ses enfants dans un appartement de fonction. Côté face, il possède une carte d’abonnement à un salon de massage et fréquente des clubs libertins. Autant de données qui conduisent Me Uzan à déclencher le plan B.</p>
<p style="text-align: justify;">Didier Rauch, agent de recherches privées (détective), Sébastien Daumas, expert informatique, et Isabelle Meyer, huissier de justice, vont lui prêter main-forte. La filature de René mène l’enquêteur au club libertin et à l’institut de beauté. <em>« La loi nous interdit de suivre la personne à l’intérieur d’un lieu privé. Nous nous limitons à constater qu’elle s’est rendue à tel endroit à telle heure et qu’elle en est ressortie à telle heure », </em>assure-t-il. De son côté, l’informaticien effectue, devant l’huissier, la copie du disque dur de l’ordinateur. <em>« Cela est légal, s’agissant de l’ordinateur familial, </em>explique Me Uzan. <em>Il appartient autant à l’épouse qu’à son mari tant qu’ils vivent sous le même toit. Elle peut donc le confier à un tiers sans se rendre coupable de violation de vie privée de son mari. » </em>Dans l’ordinateur, l’informaticien découvre une liste impressionnante de sites sadomasochistes très violents. Le comble, c’est que René consultait simultanément les pages du site SOS Papa&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">L’enquêteur suit René jusqu’à l’institut de beauté puis passe le relais à l’huissier, seul habilité à franchir la porte. Un acte à la main (une «sommation interpellative »), l’huissier propose un questionnaire à la gérante. Il apprend que René est un client fidèle. Surprise de l’huissier : le fonctionnaire vient se faire épiler. Le voile est levé sur la vie parallèle de ce père de famille. Le juge confiera la garde des enfants à leur mère.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant au droit de visite et d’hébergement du père, il se réduira à une peau de chagrin au vu du rapport médico-psychiatrique dont il a fait l’objet.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mails révélant l’adultère de l’un des époux peuvent aussi justifier le prononcé du divorce à ses torts exclusifs, comme l’a jugé la cour d’appel de Toulouse en novembre 2006. La correspondance interceptée par l’épouse révélait que son mari avait connu sa maîtresse par le biais d’un club de rencontres, affichant sa <em>« volonté de partager une relation de qualité ». </em>Face à cette violation de l’obligation légale de fidélité, l’argument de la fraude soulevé par le mari n’a pas fait le poids. <em>« Monsieur S. n’établit pas que le courrier était protégé par un mot de passe personnel et confidentiel ou qu’il avait seul accès à sa messagerie », </em>a estimé la cour. <em>« Nous sommes dans un domaine où la preuve est difficile à établir, donc, de manière souple, le droit accepte qu’il soit porté atteinte à l’intimité de la vie privée », </em>explique Hervé Lecuyer, professeur de droit à Paris-II.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mails, textos, des éléments à charge</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La preuve électronique est la nouvelle arme des procès. Certains patrons s’offrent les services d’investigateurs numériques pour acter les pratiques déloyales de salariés. <em>« C’est un nouvel écosystème judiciaire qui s’est construit entre des experts, des huissiers et des agents de recherche privées », </em>note l’avocat Olivier Iteanu. Récupérer des données effacées, établir la liste des sites visités, rechercher l’adresse IP d’un corbeau, retrouver l’auteur d’un virus, etc., sont les missions couramment confiées aux traqueurs de preuves. La collecte des mouchards informatiques doit toutefois s’entourer de précautions, au risque de ne pas passer la porte du prétoire. <em>« Il est primordial d’utiliser un matériel et des logiciels spécifiques pour éviter l’altération de données », </em>précise Sébastien  Daumas, expert informatique qui travaille avec le dirigeant du cabinet d’enquêtes privées Didier Rauch. Celui-ci a anticipé le tournant numérique en créant, en complément de son activité de recherche, un pôle d’investigation informatique, hackers compris.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Filature informatique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La concurrence déloyale est la spécialité de la maison. La dernière affaire en date a mis au jour un détournement de clientèle par le directeur commercial d’une entreprise proposant de la formation professionnelle à des organismes publics. Les mouchards sortis de son ordinateur par les cyberlimiers ont mis les enquêteurs sur la  piste. Deux ans après avoir été embauché <em>« pour son énorme carnet d’adresses », </em>Julien P. ne ramenait plus aucun client et désertait son bureau. Espionner le salarié, l’enquêteur ne s’y est pas risqué. <em>« Le Code du travail interdit toute surveillance du salarié par des moyens non portés à sa connaissance », </em>prévient Didier Rauch. La « filature informatique », en revanche, est permise si elle épouse les règles de l’art. En juillet 2008, la jurisprudence a ouvert une nouvelle brèche à l’employeur et, par ricochet, à l’enquêteur. Celui-ci est autorisé, sans avoir recours à un bidouillage maison, à ausculter l’ordinateur d’un salarié soupçonné de pratiques coupables. Une aubaine pour dénicher des fichiers de données confidentielles prêts à être envoyés à des tiers. <em>« Avant cette jurisprudence, il fallait qu’un juge nous autorise à ouvrir les documents », </em>explique Didier Rauch. C’est sous le contrôle de l’huissier que l’informaticien a pris une copie du disque dur de Julien. <em>« Ce formalisme est nécessaire pour geler les preuves et authentifier leur date, </em>explique Isabelle  Meyer, huissier de justice. <em>Un salarié ne pourra pas dire que des documents ont été introduits dans son ordinateur à son insu. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Les traces numériques ont confirmé les soupçons de l’employeur. Julien recevait bien des appels d’offres de formation, mais il établissait des devis au nom d’une autre société et transférait les contrats vers une adresse mail inconnue. Quelques heures ont suffi à l’enquêteur privé pour découvrir le pot aux roses. L’autre société était le nouveau concurrent de l’employeur de Julien. Licencié pour faute, le tricheur a dû verser à son employeur 15 000 euros de dommages et intérêts pour concurrence déloyale. <em>« Sans l’informatique, nous n’aurions jamais obtenu un tel résultat », </em>conclut Didier Rauch</p>

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